L'École de Paris en héritage

6 August - 15 September 2026

Dans la première moitié du XXe siècle, Paris reste la capitale incontestée des arts. Pourquoi Paris ? « Parce que le soleil de l’art ne brillait alors qu’à Paris, et il me semblait qu’il n’y avait pas de plus grande révolution de l’œil que celle que j’ai rencontrée en 1910 à mon arrivée ». Cette réponse de Chagall est celle de tous les jeunes artistes qui formèrent ce qu’appela plus tard André Warnod, L’école de Paris. Ce que venaient chercher Picasso, Soutine, Kisling, Pascin, Modigliani, c’étaient les conditions favorables à l’épanouissement de leur talent et surtout une liberté folle, inouïe, brisant toutes les conventions. Une soif d’expérimentation picturale va régner de Montmartre à Montparnasse. Apollinaire assure que « l’art entièrement nouveau sera à la peinture ».

Dans la première moitié du XXe siècle, Paris reste la capitale incontestée des arts. Pourquoi Paris ? « Parce que le soleil de l’art ne brillait alors qu’à Paris, et il me semblait qu’il n’y avait pas de plus grande révolution de l’œil que celle que j’ai rencontrée en 1910 à mon arrivée ». Cette réponse de Chagall est celle de tous les jeunes artistes qui formèrent ce qu’appela plus tard André Warnod, L’école de Paris. Ce que venaient chercher Picasso, Soutine, Kisling, Pascin, Modigliani, c’étaient les conditions favorables à l’épanouissement de leur talent et surtout une liberté folle, inouïe, brisant toutes les conventions. Une soif d’expérimentation picturale va régner de Montmartre à Montparnasse. Apollinaire assure que « l’art entièrement nouveau sera à la peinture ». C’est cet héritage que la galerie Saphir propose d’explorer à travers une renaissance de l’imaginaire. Matisse, Picasso, Chagall, Mane-Katz, Jacques Chapiro, Zygmund Landau, une très importante collection de Vladimir Kara (constituée par la galerie), Serge Kantorowicz, Hubert Haddad, Nat Shapiro, Sergio Birga dessinent une cartographie de l’exil, source puissante d’inspiration. La perte du pays natal n’est pas la perte de l’amour du pays natal dira Edward Saïd. C’est ce lien empathique et fusionnel qui relie le pays perdu à ce creuset de rencontres que représente encore Paris. Du fond des mémoires exilées retentit une extraordinaire résistance à la guerre et aux persécutions. Comme le formulera Nietzsche, « L’artiste a le pouvoir de réveiller la force qui sommeille en d’autres âmes ». L’artiste peut changer le monde.

 

 

Delphine Durand, docteure en Histoire de l’Art et en Histoire des religions


 

 

l'école de paris en héritage

 

Du 6 août au 15 septembre 2026.

 

Vernissage, jeudi 6 août de 18h à 21 heures.

 

 

Galerie Saphir
38 rue du maréchal leclerc
35800 DINARD