En 1947, l’année de la parution du Musée imaginaire d’André Malraux, Jean Dubuffet créa le Foyer de l’Art Brut dans les sous-sols de la galerie René Drouin. Qu’est-ce que l’Art Brut qui échappe à toute définition et se veut contestataire, « farouche et furtif comme une biche » selon les mots de l’artiste ? Dans le paysage de ruines de l’après-guerre, Dubuffet voulut dénoncer « l’asphyxiante culture » et créa un contre-modèle de l’art. Ses créations ouvrent à un nouveau discours marqué par la fragilité et la marginalité.
En 1947, l’année de la parution du Musée imaginaire d’André Malraux, Jean Dubuffet créa le Foyer de l’Art Brut dans les sous-sols de la galerie René Drouin. Qu’est-ce que l’Art Brut qui échappe à toute définition et se veut contestataire, « farouche et furtif comme une biche » selon les mots de l’artiste ? Dans le paysage de ruines de l’après-guerre, Dubuffet voulut dénoncer « l’asphyxiante culture » et créa un contre-modèle de l’art. Ses créations ouvrent à un nouveau discours marqué par la fragilité et la marginalité. Explorateur de territoires inconnus, il fait travailler toutes les transgressions des codes picturaux et de l’histoire de l’art classique en célébrant l’art médiumnique de Marguerite Burnat-Provins, celui d’Aloïse Corvaz et d’Adolf Wofli, artistes internés et corps bouleversés.
L’émerveillement face aux mille brisures de l’existence humaine le relie à Jacques Soisson, thérapeute auprès d’enfants, graveur et peintre qui devient membre de la Société de l’Art Brut en 1969. C’est une longue amitié qui s’engage, une véritable communauté d’esprit. Une utopie partagée, celle née d’un art provocateur, coup de force qui réinvente le champ esthétique. « Changer la vie » a écrit Rimbaud dans une fulgurance poétique et visionnaire...
Delphine Durand, docteure en Histoire de l’Art et en Histoire des religions
jean dubuffet - jacques soisson
une force fragile
Du 25 juillet au 15 septembre 2026.
Vernissage, mardi 28 juillet de 18h à 21 heures.
