"Bruno Edan était un vrai artiste, un vrai peintre. Il avait les dons des meilleurs, des plus grands" tels sont les mots d'Olivier Debré. Le peintre a eu raison de voir dans son jeune disciple (1957-1981) "une âme ardente et tourmentée", "un sens inné de la couleur" dans une œuvre irréductible.
"Bruno Edan était un vrai artiste, un vrai peintre. Il avait les dons des meilleurs, des plus grands" tels sont les mots d'Olivier Debré. Le peintre a eu raison de voir dans son jeune disciple (1957-1981) "une âme ardente et tourmentée", "un sens inné de la couleur" dans une œuvre irréductible.
Jamais la matière picturale d'un peintre n'a témoigné aussi implacablement contre la tyrannie, les injustices, s'inspirant des Fauves, des expressionnistes allemands, Kokoschka, Egon Schiele, Kirchner. La magie provient en grande partie de l'entrelacement qu'elle parvient ainsi à tisser entre une polyphonie de rêves qui fait voler en éclats le réel et nous installe dans un Ailleurs où passé et présent se répondent, où la Bretagne rime avec lointain et où la mort et la vie se confondent dans une Afrique fantasmée.
Sa peinture est un corps dansant, vivant et vibrant, d’inspiration africaine tout en étant une ode à la mort et la naissance, à la souffrance et la joie, à la fureur et à l’amour. Les couleurs impriment au corps dansant une présence rythmique de jazz, un tempo qui convoque Van Gogh, Charlie Mingus, Miles Davis, Billie Holliday, Angela Davis ou Aimé Césaire, Antonin Artaud, le dieu Shango.
La Galerie Saphir présente une oeuvre inédite, celle d'un esprit libre et révolté, Tant il est vrai qu'il faut : "porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile qui danse" (Nietzsche).
Delphine Durand, docteure en Histoire de l’Art
BRUNo edan
the urge to paint
“Bruno Edan was a true artist, a true painter. He possessed the gifts of the finest, the greatest,” wrote Olivier Debré. The painter was right to discern in his young disciple (1957–1981) “a passionate and tormented soul” and “an innate sense of colour,” qualities that animate a body of work resistant to categorisation.
Rarely has a painter’s material practice borne such uncompromising witness against tyranny and injustice. Drawing inspiration from Fauvism, German Expressionism, and artists such as Oskar Kokoschka, Egon Schiele and Ernst Ludwig Kirchner, Edan developed a singular visual language. Much of its power derives from the intricate interplay of dreamlike narratives that fracture reality and transport the viewer into an Elsewhere where past and present resonate with one another; where Brittany evokes distant horizons; and where life and death converge within an imagined Africa.
His painting is a dancing, living, pulsating body. While deeply informed by African sources, it also constitutes an ode to death and birth, suffering and joy, rage and love. Through colour, the dancing figure acquires the rhythmic presence of jazz—a cadence that summons Vincent van Gogh, Charles Mingus, Miles Davis, Billie Holiday, Angela Davis, Aimé Césaire, Antonin Artaud and the Yoruba deity Shango.
The Galerie Saphir presents a previously unseen body of work, revealing the vision of a free and rebellious spirit. For, as Friedrich Nietzsche observed, “one must still have chaos in oneself to be able to give birth to a dancing star.”
Delphine Durand, PhD in Art History
Bruno edan
Bruno edan
l'urgence de peindre
Du 15 juin au 31 juillet 2026.
Vernissage, lundi 15 juin de 18h à 21 heures.
