Nat Shapiro (1919-2005)
             « Regarde, regarde les cerfs-volants »        

 
 De gauche à droite :  Vagues  -1981 73x51cm -  Op Art  - 41x32cm -  Vagues II  -1981 - 72x51cm

De gauche à droite : Vagues -1981 73x51cm - Op Art - 41x32cm - Vagues II -1981 - 72x51cm

Première rétrospective en France
de l’artiste américain Nat Shapiro
à partir du 24 mai 2018 à la Galerie Saphir au Marais, à Paris.

Commissaire d’exposition : Yves Kobry

Première rétrospective en France depuis le décès de Nat Shapiro, les tableaux et assemblages exposés à la Galerie Saphir reflètent ses thèmes de prédilection : les cerfs-volants, la forêt, le cosmos, les galaxies, la Bible mais aussi les vagues, les lignes, les champs colorés et l’Op art. 

Né à Brooklyn en 1919, Nat Shapiro était connu en tant qu’illustrateur sous le nom de Mayer aux États-Unis, mais aussi en France où il travaille de 1961 à 1985 pour des éditeurs (couvertures pour Le Livre de Poche, Denoël ou le Reader’s Digest) et pour la publicité (campagnes Ford, peintures Ripolin, lessive Omo, expédition Paris-Dakar). Formé à New York au Pratt Institute et à l’Art Students League, il s’affirme en tant qu’artiste à Chicago en 1951 avant de s’installer en 1961 en France où il suit, à Paris, les cours de l’Académie de la Grande Chaumière. En 1964 et en 1965, il expose au Salon des Indépendants au Grand Palais à Paris. En 1985, il retourne aux États-Unis où il fonde Upstream, la première galerie coopérative américaine.

Si la plupart des travaux exposés à la Galerie Saphir sont des œuvres sur papier, à l’acrylique, à la gouache, à l’encre et parfois au crayon et au feutre, Nat « Mayer » Shapiro a également travaillé sur toile et sur bois. Ses assemblages géométriques ou en forme de cerfs-volants avec de l’aluminium ou sur polystyrène expansé traduisent sa quête d’une troisième dimension.

Ses œuvres ont rejoint des collections privées en Argentine, en France, aux États-Unis, en Gambie, en Ouganda et au Royaume Uni. Elles sont également présentes dans des institutions publiques américaines et françaises. « Pandore », une gouache sur acrylique et papier toilé, en dépôt à l’ambassade de France à Oslo, a été acquise en 1976 par le Fonds national d’art contemporain français.


La Galerie Saphir représente Nat Shapiro en France. Les textes du catalogue (en vente à la galerie) sont signés par Yves Kobry, commissaire de l’exposition, Mirella et Roberta Shapiro, veuve et fille de l’artiste, et Norman Weinstein, critique d’art américain.

 

  Beauté au bain  - 1999- 58 x 44cm

Beauté au bain - 1999- 58 x 44cm

 

 



Regarde, regarde les cerfs-volants !

«Nat Shapiro est un artiste américain qui, comme nombre de ses compatriotes, écrivains ou peintres, tels Henry Miller, Sam Francis, Joan Mitchell ou encore le canadien Riopelle, ont décidé de s’établir pour un temps ou définitivement à Paris, alors capitale cosmopolite de la culture et de la créativité. Nat Shapiro y arriva un peu plus tard que les autres, en 1961 et y demeura un quart de siècle, suffisamment pour s’imprégner profondément de la culture européenne dont son art garde l’empreinte.

L’artiste porta donc cette double appartenance, comme il conjugua la double activité d’illustrateur, qu’il poursuivit jusqu’à son retour aux Etats-Unis en 1985, et de peintre indépendant qui, en s’émancipant de la commande, a pu donner libre cours à sa sensibilité et à son imagination. De son savoir-faire de graphiste, le peintre a su conserver le traitement en aplat, la dynamique et la clarté de la composition, l’interaction de la couleur et de la ligne et la modulation de la gamme chromatique.

A vrai dire, si Nat Shapiro a aussi peint des tableaux sur toile, c’est dans les œuvres sur papier qu’il excelle et qu’il offre le meilleur de son talent. La peinture à l’eau, qu’il se serve comme medium de l’acrylique ou de la gouache, lui permet cette légèreté, cette fluidité, mais aussi ce dégradé de la couleur, cette très grande subtilité de ton. Rien d’étonnant donc à ce qu’il ait pu être inspiré par Paul Klee ainsi que par Kandinsky, de la période du Bauhaus, une influence qui va parfois jusqu’à la citation ou l’emprunt, l’artiste conservant cependant son style et sa personnalité.

Les thèmes de sa peinture, qu’il s’agisse des cerfs-volants, du cosmos (galaxies) ou de la forêt ne sont que prétextes, leviers à son inspiration. Il varie ensuite le thème à l’infini sur un mode sériel (…).


Yves Kobry, commissaire d’exposition. Extrait du catalogue « Nat Shapiro (1919-2005) »  Éditions Galerie Saphir 2018.

 

Nat Shapiro’s Biography

“Nat Mayer SHAPIRO was born in New York City in 1919 and spent his childhood and adolescence in Brooklyn. He was 10 when he decided he would be an artist and started attending the after-school programs at Pratt Institute.

(…) In 1951, married and father of two children, he moved to Chicago where he started discovering himself as a fine artist. An adventurous personality, curious of other worlds, of other cultures, and of other artistic trends, he moved with his family to Europe and settled in France. Surrounded by a historical cultural heritage, by magnificent architecture, by old and contemporary works of art, Nat’s artistic creation blossomed out. He tried different media, different techniques, different artistic outlets; the result was a variety of mature, original, sometimes powerful, sometimes whimsical works.

His various trips were of great influence and inspiration: the vaults of Byzantine churches, the mosaics of Ravenna, a Moroccan holy city. The French Ministry of Culture bought two of his works: a painting, Pandora’s Box, now hanging in the French Embassy in Oslo and The Wall, a very large, beautiful sculpture.

In 1985, Nat returned to New York to reconnect with his roots and his past. He settled in Westchester and joined a group of artists who wanted to open a cooperative gallery. He was instrumental in locating, setting up and launching the new gallery, even found a great name for it: UPSTREAM (…).

Whether they are whimsical or serious, strictly organized or loose, Nat’s works are never grim or stifled, they are joyful, they are dancing. They reflect the man who loved life, loved art and always looked forward, exploring various techniques to create something new, different and, for him, unusual. (…).

Norman Weinstein, American art critic. Extrait du catalogue « Nat Shapiro (1919-2005) » Éditions Galerie Saphir 2018.