David Garfinkiel (1902-1970)

Des oeuvres de David Garfinkiel sont présentées en permanence à la Galerie Saphir au Marais

Des oeuvres de David Garfinkiel sont présentées en permanence à la Galerie Saphir au Marais

David Garfinkiel naît à Radom (Pologne) en 1902 dans une famille d’artistes. Il est le cadet d’une famille de neuf enfants. Son père, juif observant, est sculpteur sur pierre.

En 1932 il arrive à Paris, attiré comme tant d’autres par l’aura de l’ « Ecole de Paris » qui regroupe des artistes du monde entier.

A Paris David Garfinkiel fréquente deux ateliers réputés : l’Académie de la Grande Chaumière et l’Académie Julian. Il découvre l’avant-garde artistique parisienne dans les célèbres cafés de Montparnasse, la Rotonde et le Dôme. Il devient sociétaire du Salon des Indépendants. Rapidement il expose dans les salons parisiens, salon d’Automne, salon des Indépendants… Mais la vie d’artiste n’est pas simple et pour survivre, il travaille comme retoucheur dès 1934 pour le studio Harcourt qui vient de se créer.

Après la Libération, la famille Garfinkiel qui compte un troisième enfant né en 1945 revient à Paris en 1946. Le bilan de la guerre est dramatique : les huit frères et sœurs du peintre ont péri, ainsi que quatorze de ses quinze neveux et nièces. Son atelier a été pillé et la totalité de son œuvre d’avant guerre a disparu.

Mais la vie continue et Garfinkiel renoue avec la photographie et ouvre un studio de photo à Belleville dans le Paris du XIe arrondissement bigarré et multiethnique. Le « Studio David » lui sert de gagne pain mais surtout d’atelier de peinture, sa passion dans un environnement culturel et populaire dans lequel il puise aussi son inspiration.

Il peint et dessine sans relâche utilisant tous les supports, toile, contreplaqué, papier, carton, tous les outils, pinceau, couteau, crayon, pastel, encre de chine, feutre…

Dès son retour à Paris Garfinkiel enchaîne les expositions individuelles mais aussi collectives. Dans les années d’après-guerre il participe à de nombreuses expositions à but caritatif, pour les enfants, les anciens déportés… Mais il retrouve également les cimaises du salon des Indépendants, du salon d’Automne…

En 1958 lors de son exposition à la Galerie Zak, la Ville de Paris fait l’acquisition de son œuvre, « L’Exode ». L’année suivante, le ministère de l’Education Nationale lui décerne le prix d’encouragement artistique.

Il se produit dans de nombreux salons, à Versailles, à Taverny où il obtient un prix en 1960, à Deauville où il est finaliste au troisième grand jury international de peinture en 1961, à Vanves où il obtient le prix de peinture de la ville en 1962…

En 1961, d’un long séjour en Israël où sont organisées deux expositions de ses œuvres, il ramènera toute une série de dessins et une nouvelle inspiration.

Parallèlement à ces activités, il enseigne aux enfants et adultes handicapés mentaux au foyer Saint-Michel, où son fils est pensionnaire.

En 1966 Garfinkiel est décoré de la médaille d’argent de l’Académie européenne des arts. La même année il est nommé Chevalier de l’Ordre culturel et philanthropique de France et reçoit la médaille de vermeil de l’association Le Génie Français.

Pendant de nombreuses années il s’est impliqué dans l’Association des Artistes peintres et sculpteurs juifs de France dont il sera vice-président.

En 1970 le peintre nous quitte, emporté très rapidement par la maladie.