Ben SILBERT  (1894-1940)

Partagé entre les États-Unis et la Russie, Ben Silbert rejoindra, après la première guerre, ce qu’il considérait comme « le Centre International des Arts », Paris, pour étudier avec le peintre mexicain Angel Zarraga. Commencera alors, à partir de 1922, une carrière internationale, notamment à la galerie Albert Sterner à New York, à l’Art Institute de Chicago, et à la 23ème exposition annuelle de Peinture de Pittsburg. A Paris, il sera défendu par le célèbre Paul Guillaume qui lui organisera, en 1923, une exposition personnelle. Deuxième consécration en 1928 à la galerie Charles Auguste Girard avec une luxueuse monographie, préfacée par Ludwig Lewinsohn et signée par celui qui parlera pour la première fois de « fauves » en 1905, Louis Vauxcelles. Peu à peu, l’artiste se consacrera essentiellement, à travers paysages et portraits, au travail sur papier, sans mettre de côté dans ses peintures ses deux influences prédominantes : Cézanne et la peinture florentine des XVème et XVIIème siècles. Avant de montrer, cette année 2014, au Grand Palais, les dessins de Ben Silbert, la Galerie Saphir lui avait consacré, dès juin 2009 rue du Temple, une exposition intitulée « Ben Silbert et ses contemporains, un artiste américain à Paris entre les deux guerres ».